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Une année 2009 négative pour le carton ondulé mais un début 2010 encourageant
Source : Emballage digest du 5 mars
L’année 2009 du carton ondulé (estimation Ondef- adhérents et non-adhérents) qui avait démarré de façon très négative a fini en positif, ce qui est exactement l’inverse de l’année 2008, fait remarquer l’Ondef le syndicat professionnel du secteur.
Mais le redressement de fin d’année n’a pu compenser les baisses qui ont eu lieu jusqu’en octobre. Ce qui conduit à une baisse sur 2009 de -5,60% en tonnage et de -5,45% en surface. Le chiffre d’affaires (tonnes livrées et facturées) enregistre une baisse de 15% pour s’établir à environ 2,434 Mds € (estimation). Les résultats financiers sont considérés comme «généralement corrects» indique l’Ondef. Une situation due à deux phénomènes, estime l’organisme. D’une part «une drastique réduction des coûts et d’autre part des fluctuations des prix du papier pour ondulé, avec une dominante de prix bas qui a provoqué chez les fournisseurs papetiers une année 2009 très sombre».
Le début d’année 2010 qui a enregistré une moyenne en janvier de +1,5% en volume et surface/jour permet à la profession un certain optimiste. Le fait que les Papetiers «aient compris qu’il valait mieux arrêter des machines plutôt que de garnir des stocks» participe aussi à cette situation, explique l’Ondef.
Vers une nécessaire hausse des prix des emballages en carton ondulé. A partir du deuxième semestre 2009 et malgré une conjoncture peu dynamique, les prix des PPO ont remonté fortement et les marges de la profession du carton ondulé en ont été consécutivement affectées, indique l’Ondef.
Les prix des papiers recyclés comme des papiers à base de pâte vierge se sont renchéris de 100€ en moyenne, comme le confirment les principaux indices du marché. «Cette remontée des prix des matières premières conjuguée au léger recul des prix du carton en 2009 impacte désormais de plein fouet la profession, et les prix de l’emballage en carton ondulé ne pourront qu’évoluer, sans tarder, à la hausse afin d’échapper à un effet de ciseaux qui ne peut durer très longtemps, en raison de son impact dévastateur sur le secteur : un status quo, dans ce domaine, coûterait en effet environ 375 millions d’euros à la profession, une situation inimaginable pour une industrie aux marges structurellement faibles. Un tel problème devra trouver sa solution au plus vite» estime l’Ondef.
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